La fourchette réelle sur la métropole

Sur Marseille et sa couronne, une cabine de chantier autonome se situe entre 95 et 180 € HT par mois, livraison, entretien et reprise compris. L’écart tient à la cadence de nettoyage et à la durée d’engagement. Une cabine entretenue une fois par semaine sur douze mois descend vers le bas de la fourchette ; la même en passage bi-hebdomadaire sur six semaines tape le haut.

La ligne que personne n’anticipe : le lestage

C’est la particularité marseillaise. Le mistral souffle plus de cent jours par an et dépasse régulièrement 80 km/h : une cabine vide pèse moins de 80 kg pour deux mètres de haut, elle se couche. Sur le littoral, les plages du Prado, la Corniche et les hauteurs exposées, le lestage n’est pas un supplément de confort — réservoir rempli, lest béton ou arrimage. Le lest coûte quelques euros ; la reprise d’une cabine renversée, une intervention coûte une fraction de ce déplacement. C’est une ligne au devis, pas une surprise.

Ce qui pèse le reste du temps

Le déplacement reste marginal : nul sur Marseille, faible jusqu’à vingt kilomètres puisque les tournées sont regroupées par secteur. Ce qui compte, c’est la fréquence d’entretien, puis les options — lave-mains, urinoir, cabine PMR. Un chantier de dix personnes avec un seul passage hebdomadaire finit toujours par en demander un deuxième.

La saison estivale se chiffre à part

De juin à octobre, la demande événementielle se concentre sur une poignée de pics : festivals des plages du Prado, Mondial la Marseillaise à pétanque en juillet, Fiesta des Suds en octobre, saison de l’OM au Vélodrome. Les disponibilités se tendent et un chantier qui démarre en juillet sans réservation préalable peut se retrouver sans matériel. Bloquez au printemps.